vendredi 29 janvier 2016

In Milos

Je reprends le cours du périple en Grèce de l'été dernier. Après tout, pour le premier post de cette nouvelle année 2016, ce n'est pas mal de rêver de vacances, de mer et de soleil ! 

 

J'avais laissé le récit à Athènes, dont on a bien profité pendant quelques jours, malgré une chaleur assez écrasante. Quand on en est parti, les deux seules choses qu'on savait, c'était où le premier ferry devait nous emmener, et d'où repartait notre avion trois semaines plus tard. On avait donc repéré Milos comme première étape du périple dans les îles mais on n'avait pas forcément envie de s'astreindre à des dates très précises. On s'était un peu dit qu'on verrait au jour le jour, histoire d'avoir la possibilité de s'adapter aux découvertes (ou aux déconvenues) sur place. Toutes ces idées ont évidemment été alimentées par le fait qu'en préparant les vacances, on était tombé sur plein de blogs de voyages racontant à quel point c'était facile de trouver un logement sur les îles grecques, qu'il y avait toujours plein de monde attendant l'arrivée des ferries avec des pancartes proposant des "domatia" à louer, et bla bla bla. Ça avait totalement renforcé notre envie de partir un peu à l'aventure et de garder une certaine flexibilité.

 

C'est donc très détendue que je suis montée à bord du ferry qui partait à l'aube d'Athènes (même s'ils n'ont rien trouvé de mieux que de nous diffuser le clip de la chanson générique de... "Titanic" !). Après une traversée sans encombre, on a tranquillement débarqué à Milos... où on n'a évidemment pas vu l'ombre d'une demi-pancarte pour une "domatia" à louer. Ahem... Bon, vu le temps qu'il faisait, dormir sur la plage aurait toujours pu être une option, hein. Mais donc, à noter, si jamais l'envie vous prend un jour de partir à l'aventure à Milos : en plein mois d'août, c'est moins facile d'improviser ! Cela dit, après un léger moment de flottement, on a en réalité trouvé très vite un logement. On est tombé sur une dame absolument adorable qui louait des chambres juste à côté du centre-ville et qui s'est mise en quatre pour nous aider !

 

On avait aussi décidé de s'arrêter sur Milos parce qu'on avait eu l'impression que c'était peut-être une île un peu moins touristique que d'autres. Alors, en fin de compte, ça s'est avéré très relatif... Au mois d'août, il ne fallait pas rêver... Il y avait quand même plein de touristes, mais souvent concentrés en des points précis de l'île. Petit conseil : louez une voiture ! Le fonctionnement des bus nous a semblé un peu aléatoire et le fait d'avoir une voiture donne la liberté de justement s'éloigner du trop-plein de touristes.

 

Bon, je dois quand même le reconnaître : malgré les touristes, l'île reste absolument magnifique, très marquée par sa géologie volcanique. Les plages sont d'une variété assez incroyable : sable blanc, noir ou rouge, galets,... L'eau est vraiment crystalline, parfois bleue, parfois turquoise ou vert émeraude. Certains coins sont encore assez sauvages et totalement inaccessibles autrement que par bateau. Depuis la capitale de l'île, Adamas, toute une série de bateaux proposent des tours de l'île. Les prix se valent à peu près et même si ça nous a paru un peu cher de prime abord, on s'est finalement décidé et on n'a pas regretté une seconde.

 

Que dire d'autre ? Je pourrais raconter des tonnes d'anecdotes rigolotes, de la communication avec la dame de l'hôtel par post-its interposés sur notre porte, jusqu'au flegme résigné du capitaine du bateau qu'on n'a finalement jamais réussi à prendre ! J'ai été marquée par l'amabilité générale : dans l'ensemble, les gens sont très accueillants et chaleureux, même dans les endroits assez touristiques. Et la cuisine est délicieuse et bien plus variée qu'on ne pourrait le croire.


Allez, c'est parti pour les photos avec commentaires !... Après une première journée à la découverte d'Adamas, organisée ainsi parce qu'on a pas réussi à louer de voiture tout de suite (un autre élément à prendre en compte si vous partez à l'improviste !), direction le lendemain vers le Sud de l'île pour une toute première tournée des plages. Premier arrêt à Firiplaka et ses impressionnantes falaises volcaniques. Le sable est fin et d'un gris clair et l'eau, d'une transparence turquoise.



Firiplaka beach

Deuxième arrêt : la spectaculaire crique de Tsigrado et son non moins spectaculaire accès ! On avait bien lu que l'accès était difficile. Bon, en effet, il faut descendre par un passage rocheux assez étroit où on ne peut quasiment pas se croiser et où une corde un peu lâche fait office de rampe... parfois à même le sol. Et surtout, le plus impressionnant, c'est que ce passage rocheux débouche sans prévenir... sur une échelle qui descend à même la plage. Après, moi qui ne suis pas spécialement téméraire pour ces trucs-là, je dois avouer que je suis descendue sans problème. Mais j'ai vu des gens totalement pétrifiés en haut de l'échelle ! A prendre en compte, donc, surtout si vous êtes un peu sujets au vertige ! Ceci étant dit, la plage est effectivement très belle et un peu "cachée", ce qui donnerait vaguement l'impression d'être seuls au monde... si ce n'est que les guides ont dû commencer à la mentionner partout. Du coup, c'était pris d'assaut et comme la plage est petite, on a un peu eu l'impression d'être des sardines en boîte. Ça nous a passablement gâché notre plaisir mais comme, fort heureusement, la majorité des touristes avaient l'air de préférer rôtir au soleil, on s'est vite fait réfugié dans les eaux d'un dégradé de bleu à couper le souffle, d'où on a pu profiter d'un peu plus de tranquillité.

 

A noter aussi : mieux vaut ne pas être trop pressé de repartir ! On a bien poireauté une dizaine de minutes sur la plage au pied de l'échelle avant de trouver un moment sans personne qui en descendait. Faut dire aussi que les gens pétrifiés que je mentionnais avant mettaient parfois un peu de temps avant de réussir à reprendre leurs esprits et tenter une descente !

 

sigrado is one of the most beautiful southern beaches of Milos. Located right next to Firiplaka, Tsigrado is a small sandy cove with crystal water. Going down this beach is a bit difficult as visitors have to pass through a rocky passage to get there. The surrounding environment with the rocky cliffs is quite impressive. Source: www.greeka.com
Tsigrado beach

On s'est arrêté sur une ou deux autres plages en plus, ce jour-là mais c'est vrai qu'elles ont peut-être pâti de la comparaison avec les deux premières. On aurait sûrement dû faire le trajet inverse ! Ça ne nous a pas empêchés de profiter d'un magnifique coucher de soleil sur le trajet de retour vers Adamas.

 

On the way back to Adamas

 

Le jour suivant, c'est vers le Nord de l'île qu'on s'est dirigé, toujours en voiture. Premier arrêt : Sarakiniko et ses impressionnantes roches volcaniques blanches. Le paysage est saisissant : la blancheur des roches contraste avec la teinte émeraude de l'eau. De longues étendues horizontales s'arrêtent abruptement pour plonger dans la mer, des grottes et des gorges semblent avoir été taillées de force dans la roche. Par ailleurs, l'absence quasi totale de végétation renforce l'impression d'un paysage un peu lunaire. Il y a un côté assez sauvage, presque désolé, que la présence au large de la côte de l'épave encore visible d'un bateau échoué souligne davantage encore.











Sarakiniko beach

Deuxième arrêt à la plage d'Alogomantra. En réalité, sur la plage juste à côté, qui pourrait facilement passer inaperçue tant elle est bien cachée, nichée entre une barrière de rochers d'un côté et des falaises de l'autre. Alors, là, j'ai même pas pensé à prendre des photos parce qu'honnêtement, on devait être 6 sur la plage et c'était tout simplement un pur bonheur d'échapper à l'afflux touristique ! Parce qu'en plus, je crois bien qu'il n'y avait que des Grecs... qui ont probablement dû se dire en nous attendant parler espagnol que franchement, ces touristes, ils sont partout, ça devient infernal ! Mais bon... :-)

View from a café near Alogomantra beach

Avant-dernier arrêt de la journée à Pollonia, un charmant villagede pêcheurs, à l'atmosphère assez paisible... et aux restaurants les pieds dans l'eau !



Pollonia

Et le dernier arrêt, pour bien clore la journée, dans la très jolie petite ville de Plaka, nichée en hauteur et donc forcément, dotée de vues imprenables... en plus d'offrir les plus beaux couchers de soleil de l'île ! Encore une fois, il ne faut pas se faire d'illusions : ça attire le touriste ! Mais comme souvent, les touristes ont l'air d'adorer rester ensemble, il suffit de se perdre un peu dans les rues moins fréquentées pour pouvoir savourer la tranquillité de la ville.

 









Plaka

Adamas