lundi 7 mars 2016

Last days in Crete

Les toutes dernières photos du voyage de l'été dernier... Après Héraklion et Knossos, on avait donc décidé de louer un logement à Réthymnon pour ce qui restait des vacances. Même s'il y a un indéniable côté "station balnéaire" à Réthymnon, le centre-ville historique, lui, conserve un charme bien plus authentique. Entre la forteresse vénitienne, les traces de présence turque avec les minarets, le port vénitien, il y a pas mal de choses à voir ! Et puis, même en pleine saison touristique, j'ai trouvé l'ambiance relativement tranquille. Bon, les restos du port sont envahis de touristes, c'est un fait. Mais il n'est pas si compliqué de trouver d'autres options et il s'avère très agréable de flâner dans ces petites rues étroites et abritées du soleil.


 Réthymnon

 En bas de notre hôtel à Réthymnon


Après avoir exploré Réthymnon et profité de notre hôtel (oui bah, ça fatigue de voyager autant, hein, donc on a eu besoin d'une demi-journée off !), on a loué une voiture pour aller jeter un oeil plus au Sud. A ce niveau de l'île, il y a environ une qurantaine de kilomètres entre les deux côtes, ce qui reste donc très faisable sur une journée. On est parti assez tôt et on a très vite été frappé et enchanté par les paysages qu'on traversait, extrêmement variés et, pour certains d'entre eux, assez spectaculaires : montagnes rocheuses, gorges plus ou moins étroites et impressionnantes à franchir en voiture,...

Il faut tout de même savoir une chose : ce n'est pas bien indiqué et les routes ne sont pas toujours évidentes ! On était à la recherche d'une plage qui nous avait été chaudement recommandée : la plage des palmiers, Preveli. C'est magnifique, on dirait un paysage des Caraïbes, nous avait-on dit. On a un peu galéré à la trouver, cette fameuse plage ! On s'est retrouvé à un moment dans un village totalement improbable, avec des rues tellement étroites que je me suis demandée combien de rétroviseurs j'allais perdre en route. Tout ça pour nous retrouver devant un chemin de terre... interdit sauf aux 4x4 ! Bon, on avait une petite voiture de location pas franchement du type 4x4, on a donc préféré ne pas tenter le coup. En plus, évidemment, je le disais dans le post précédent : les distances ne sont pas les mêmes en Crète que dans les autres îles... et les dimensions des paysages non plus ! Ça faisait donc un p'tit moment qu'on ne voyait plus la mer, ce qui ne nous a pas aidés à nous orienter, il faut l'admettre. De guerre lasse, on finit par s'arrêter prendre un de ces fameux cafés fredo et par demander au serveur des indications. Deux options, nous informe-t-il, dont l'une inclut des escaliers descendant jusqu'à la plage. Le problème, a-t-il très sérieusement ajouté, c'est qu'il faut les remonter... et qu'il y a 400 ou 500 marches. Bon... C'est pas grave, on n'est pas pressé, me suis-je dit. Mais sinon, l'autre option, c'est de prendre la route qui part là, juste derrière le café, reprend le serveur. Ah boooon... Ah mais alors, super, on va pas s'emm... avec les 500 marches !

Eh ouais... Effectivement, on a esquivé les 500 marches. On était content parce qu'il faisait un peu chaud, quand même. Par contre, moi, je me suis fait le Paris-Dakar ! C'est pas totalement impraticable, hein. C'est juste qu'on n'était pas prévenu ! On s'engage donc, joyeux et confiants, dans la "route"... Alors, ouais, déjà, la route, c'est des cailloux. Mais de type petits-cailloux-vicieux-car-suffisamment-gros-pour-faire-mal-aux-pneux-et-au-parebrise. Donc c'est pas vraiment possible de foncer. Tant mieux, cela dit... Parce qu'au bout d'un moment, la "route" laisse derrière elle la campagne pour s'avancer dans les montagnes. Ça devient de plus en plus sinueux. Et puis y'a des jolis ravins sur un des côtés aussi. Alors, de nouveau, tout ça, c'est pas très grave, ça se fait. Ça paraît juste trèèèès long ! Surtout quand tu croises une voiture à un endroit où il n'y a pas des masses d'espace, que tu es du côté du ravin, et que l'autre en face, en plein milieu de la route, n'a visiblement pas l'intention de se pousser et gesticule de façon un brin agressive parce qu'après tout, tu n'es qu'une femme, tu ne sais forcément pas conduire et tu vas nécessairement être intimidée par cette chorégraphie façon All Blacks au volant. Oui, d'accord... D'ailleurs, j'ouvre une parenthèse : en France, on n'arrête pas de dire que les Italiens conduisent n'importe comment... Eh bah, je sais pas, mais les Grecs, comme vous l'aurez compris, c'est pas trop ça non plus ! Fin de la parenthèse.

 Hacia el Sur...


Somme toute, et en sachant maintenant qu'on n'est pas mort au fin d'un ravin, c'était plutôt rigolo... et surtout, ça valait la peine ! C'est vrai que le paysage sur place est magnifique. En réalité, je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais impossible de nier que cette plage fait vraiment petit coin de paradis terrestre. Evidemment, il ne faut pas se faire d'illusions : en plein été, il ne faut pas s'attendre à une plage déserte ! Mais c'est vrai que c'est tellement inattendu, ce coin, qu'on a un peu tendance à l'oublier. L'eau cristalline borde une plage de sable fin, qui s'étend entre la mer et une espèce de lagon, au long duquel a poussé une véritable forêt de palmiers. Quand on en a eu assez de la plage, on a poussé pour une petite balade à l'intérieur de la forêt, qui s'étend jusqu'à assez loin entre les montagnes. Ça fait un peu sauvage, un peu tropical... Et c'est tout de même assez dépaysant !

Preveli "Palm" Beach


Après avoir refait notre Paris-Dakar dans l'autre sens, on a fini tranquillement la journée en se baladant dans les environs du monastère de Preveli pour admirer les vues et ces contrastes saisissants entre le bleu intense de la mer et le jaune de la végétation brûlée par un soleil de plomb. Un dernier arrêt et un dernier plongeon à Plakias...

Near Preveli Monastery

Plakias

Et c'était fini... La variabilité du temps ne cessera jamais de me surprendre ! Trois semaines, tout de même. Trois semaines, quatre arrêts : Athènes, Milos, Santorini, la Crète... Et l'impression que ça faisait à peine une semaine qu'on était arrivé ! Cela dit, je suis repartie de Crète avec la quasi certitude que j'y retournerai. Certainement pas en pleine saison. Et sans nul doute pour plus longtemps, tant il semble y avoir de choses à voir et découvrir. Un séjour aussi court ne pouvait que me laisser un peu sur ma faim. Mais du relativement peu de choses que j'en ai vu, je suis vraiment tombée sous le charme de cette île, belle et un peu mystérieuse...

mercredi 2 mars 2016

Crete: a journey back in time

On arrive à l'étape finale du voyage : la Crète ! On savait pertinemment qu'avec aussi peu de jours sur place, il fallait faire des choix drastiques ! Quatre jours sur Milos ou Santorini, c'est amplement suffisant pour en faire le tour, mais les distances en Crète ne sont évidemment pas du tout les mêmes. 

Première décision : rester une nuit à Héraklion, la capitale. On n'avait pas forcément lu des choses incroyablement transcendantes sur la ville même, mais plutôt sur Knossos, qu'on avait très envie de voir. En réalité, Héraklion ne nous a pas du tout déplu, au contraire ! C'est sûr que c'est un relatif choc de se retrouver dans une vraie grande ville, avec la circulation qui va avec, après avoir goûté à la tranquillité d'une promenade en mer ou à la visite d'un site arquélogique quasiment désert. En réalité, j'ai eu un peu la même impression qu'à Athènes ! Oui, Héraklion est une grande ville, bruyante et un peu chaotique. Mais c'est aussi une ville incroyablement vivante. La forteresse vénitienne de Koules est l'emblème de la ville et offre l'occasion d'une jolie promenade. Le centre-ville historique, lui, est parsemé d'églises byzantines, de palais vénitiens, de fontaines turques, de restaurants, de cafés,... Non, ce n'est pas une ville extraordinairement belle mais elle offre finalement plus que ce qu'on pourrait croire de prime abord, pour peu qu'on prenne la peine de s'y attarder.

Knossos (ou peut-être plutôt Cnossos en français, je ne suis pas sûre) est à 5 km d'Héraklion, très facilement accessible en bus. C'est un des plus importants palais minoens et bien sûr, le côté fascinant, c'est qu'il est associé à la légende du roi Minos. Avec ses innombrables pièces entrelacées, le palais de Knossos pourrait être le fameux labyrinthe associé au mythe du Minotaure. Bon, je ne vais pas me lancer dans une relecture de la mythologie, mais je suis sûre que Wikipedia offre des articles très intéressants à ce sujet !

En réalité, il semblerait que personne ne s'accorde réellement sur la fonction première de Cnossos et les fouilles menées par l'archéologue Arthur Evans ont aussi donné lieu à un travail de restauration. Personne ne sait exactement à quoi ressemblait le palais et, tel qu'on le voit aujourd'hui, il y a en réalité beaucoup de reconstitutions et de reconstructions qui ne font pas l'unanimité. Un peu comme le débat sur la poursuite de la construction de la Sagrada Familia, finalement !

En tout cas, c'est un site archéologique fascinant, assez intrigant, extraordinaire par sa taille et la visible complexité de son architecture. Une visite indispensable si vous aimez les voyages dans le passé !


Cnossos



Héraklion



Deuxième décision : Réthymnon ! On a hésité à aller jusqu'à Hania, ça avait l'air très joli. Mais si mes souvenirs sont bons, c'était quand même à trois heures en bus d'Héraklion (d'où on devait reprendre l'avion, évidemment) et comme on disposait de peu de temps, on a préféré s'arrêter à mi-chemin et éviter de passer trop de temps dans les transports. Cela dit, le système de bus fonctionne très bien ! Ça a l'air de rien dit comme ça mais à Milos, c'était pas si évident que ça !

Alors Réthymnon, il s'est avéré que c'est probablement la ville de Crète la mieux conservée ! Le centre-ville historique date presque entièrement de l'époque vénitienne et il faut admettre que se balader dans les petites rues étroites et déboucher sur la forteresse ou sur le port vénitien a énormément de charme ! On y mange également trèèès bien ! C'était aussi le cas à Héraklion cela dit, mais on n'y a pas passé beaucoup de temps. A Réthymnon, on a demandé des recommandations et on en a suivi une qu'on n'a pas regrettée : on s'est retrouvé dans une espèce de mini cantine avec quatre tables, tenue par une grand-mère ne parlant pas un mot d'anglais, qui nous a simplement invités à la suivre dans sa cuisine pour nous montrer ce qu'elle avait dans ses marmites ! Bon, le serveur, lui, parlait très bien anglais donc on a pu avoir tous les compléments d'informations dont on avait besoin. Mais on était les seuls touristes. Là, pour le coup, ça ne parlait que grec autour de nous ! Vraiment, une expérience géniale... et on a super, super bien mangé, beaucoup trop et pour une bouchée de pain, en plus !

L'autre avantage de Réthymnon, c'est que la ville se trouve à l'endroit le plus "étroit" de l'île, ce qui rend l'accès au Sud plus rapide. Mais ça, ça sera l'objet du prochain -et dernier- post... :-)