lundi 22 février 2016

Lights & Colours of Santorini

J'ai déjà fait un premier résumé de notre passage par Santorini. J'avais été marquée par la variété des paysages et le côté beaucoup plus montagneux que ce que j'avais imaginé. Il est évidemment difficile de ne pas évoquer les couleurs de Santorini, en commençant par ce bleu et ce blanc omniprésents et d'autant plus éclatants qu'ils sont baignés par la lumière du soleil. Mais en réalité, c'est toute une palette de couleurs qui s'offre à l’œil, du rouge des rochers volcaniques au noir du sable de certaines plages, en passant par le vert ou le jaune de la végétation. L'île est belle, variée, photogénique. Moins sauvage que Milos peut-être, mais aussi plus intéressante quand on s'aventure à l'intérieur des terres.

Le côté négatif, c'est évidemment le tourisme de masse. J'ai déjà évoqué l'excursion en bateau. Je n'ai pas détaillé l'expérience du coucher de soleil à Oia, ville réputée pour justement offrir les plus beaux couchers de soleil de l'île. Alors, comment dire... Tellement réputée que ça en devient Disneyland, en fait ! Bon, on aurait dû s'en douter : le système de bus publics est vachement mieux organisé qu'à Milos. C'était forcément un signe dont on aurait dû se méfier ! Mais quand on est arrivé à Oia, tout allait bien, on s'est perdu dans le dédale de petits passages, c'était vraiment génial. Et puis, l'heure du coucher de soleil approchant, on se dirige vers le point qui nous semble logiquement le plus stratégique... Une véritable marée humaine ! Les ruines d'une ancienne fortification étaient littéralement prises d'assaut. On avait l'impression que les gens étaient en train de se préparer à un siège, honnêtement ! On s'est fait bousculer, à moitié marcher dessus,... Donc on a renoncé très vite avant de finir par balancer quelqu'un à la mer et on s'est rapatrié vers un endroit un peu plus calme. Du coup, oui, OK, le coucher de soleil était très beau, en effet. Mais finalement, pas tellement plus que celui de Plaka, et surtout, beaucoup moins tranquille !

Cela dit, le tourisme de masse a toujours un côté un peu fascinant : dès le soleil couché, les hordes de touristes se sont retirés comme un seul homme. Je n'exagère pas : on s'est retrouvé bloqué, à faire la file dans les rues super étroites d'Oia parce que tout le monde avait décidé de partir en même temps ! Ça m'a donné l'impression d'être à Rock en Seine, le dimanche soir, quand tous les festivaliers sortent en même temps du parc de Saint-Cloud et essaient de s'engouffrer dans le métro ! Bref... Du coup, on a fui et on s'est réfugié sur la terrasse d'un bar en attendant que ça passe. Après tout, on n'était pas pressé. Sans mentir, au bout d'une demi-heure, on était quasiment seuls sur cette terrasse... et dans la ville ! Ce qui nous a permis de beaucoup mieux apprécier le charme nocture d'Oia !

En résumé, Santorini vaut complètement le détour parce que c'est vraiment très beau, même s'il y a des moments où il vaut mieux s'armer de patience ! La lumière est magnifique -ou peut-être devrais-je dire les lumières, tant les couleurs changent selon les heures et les différentes luminosités qu'elles reçoivent. Par moments, la lumière m'a paru justement plus douce, moins "écrasante" qu'à Milos. C'est peut-être simplement parce que Santorini est moins sauvage. Mais en tout cas, je pense que même si des vacances à Santorini sont un peu plus "convenues", ou du moins attendues, on n'a pas regretté d'y être passé. Si c'était à refaire, je pense qu'on commencerait plutôt par Santorini et qu'on passerait ensuite peut-être plus de temps à Milos pour profiter de davantage de tranquillité. Mais Santorini reste définitivement une des îles incontournables...

Fira

Oia

 Nea Kamini Island & Santorini Volcano

Ancient Thera

Red Beach

 Last sunset in Santorini


samedi 20 février 2016

Up & Down Santorini

Après la magnifique et relativement sauvage île de Milos, deuxième arrêt dans l'incontournable Santorini. Après le léger moment de flottement qu'on avait eu avec la question de l'hébergement à Milos, on s'est finalement résolu à moins improviser sur Santorini. Bon, "moins improviser", c'est relatif : c'est juste qu'on a réservé un hôtel quelques heures avant de prendre le ferry, grâce à Alexandra, notre hôtesse de Milos ! Cette fois, on est tombé sur un couple assez âgé absolument adorable. Le ferry ayant eu deux heures de retard, on a réveillé le pauvre petit monsieur en plein milieu de la nuit ! Mais de nouveau, on a complètement halluciné sur la gentillesse et la confiance dont les gens faisaient preuve. On ne savait pas exactement combien de temps on voulait rester. Comme à Milos, la réponse a été : "Bah, c'est pas grave, vous nous direz quand vous saurez !" Euh, bah, OK, super ! Bref, la découverte de Santorini se présentait bien !

Bon, c'est vrai que Santorini, je l'ai dit dès le début, faisait plus office d'arrêt "incontournable". En général, quand on parle des îles grecques, c'est un des deux noms que les gens évoquent le plus spontanément. Donc oui, absolument magnifique, des paysages superbes, des sites historiques et culturels super intéressants... mais un peu trop touristique, par moments... Résumé !

Après l'arrivée un peu chaotique en plein milieu de la nuit, organisation du séjour dès le lendemain ! On trouve très facilement une voiture à louer pour plus tard, on réserve une petite excursion en bateau, on achète les tickets pour le dernier voyage en ferry... Parfait, super facile, tout a été réglé en deux temps trois mouvements, on se lance donc dans l'exploration de la capitale de l'île, Fira. Nichée sur des falaises, la ville offre une vue imprenable sur la fameuse "caldera" de Santorini. C'est le point principal de l'île, donc il y a forcément beaucoup de touristes, de boutiques de souvenirs, de restos,... Ça parle davantage français, anglais et espagnol que grec. Mais comme dans les points touristiques de Milos, il suffit de s'éloigner un peu, d'arpenter quelques rues un peu moins "glamour", et on retrouve un peu de tranquillité. 


Fira


Le soir même, direction la superbe petite ville d'Oia, réputée pour offrir les plus beaux couchers de soleil de l'île. On arrive en fin d'après-midi. C'est l'image exacte que tout le monde a de Santorini : les maisons blanches, les portes bleues, le soleil éclatant... C'est "connu" dans l'imaginaire collectif mais ça n'en reste pas moins magnifique. Et encore plus impressionnant que Fira: les falaises sont vertigineuses, la ville est tout en étages, la partie faisant face à la mer est une espèce de dédale de passages qui montent, descendent, tournent, remontent, redescendent,... Il y a des escaliers partout, on ne sait d'ailleurs jamais vraiment si on ne va pas finir sur la terrasse d'une propriété privée !

 Oia


Le lendemain, petite excursion en bateau pour aller voir de plus près les îles volcaniques de la "caldera", en particulier Nea Kamini, son volcan encore actif et ses sources d'eau chaude ; et la jolie petite île de Thirassia. Alors, excursion en bateau, oui... mais rien à voir avec l'excursion géniale qu'on a faite sur Milos ! Là, il s'agissait de gros bateaux, où les touristes étaient parqués à la chaîne et regroupés par langue. Non, non, je ne plaisante pas ! On a donc eu l'immense bonheur de se coltiner le bateau franco-espagnol... Cela dit, c'était assez drôle, surtout parce qu'on avait chacun vaguement honte du comportement de nos concitoyens respectifs. Ah, ce magnifique concept de "vergüenza ajena" en espagnol (dont je lutte encore pour lui trouver une traduction acceptable en français !) et qui résume parfaitement nos sentiments à ce moment-là ! Je regardais avec consternation les groupes de Français mal élevés, qui n'écoutaient rien de ce que disait la guide, qui faisaient systématiquement ce qu'elle nous demandait de ne pas faire... Mon compagnon de voyage, lui, fronçait les sourcils en se plaignant du bruit que faisaient les groupes d'Espagnols ! Quel soulagement quand ils ont quasiment tous débarqué à Oia pour aller voir le coucher de soleil et qu'on s'est retrouvé à une dizaine sur ce bateau vide et soudainement si tranquille ! Bon, voilà, c'était  un peu pénible mais pas plus grave que ça et ça ne nous a pas empêchés de profiter de la visite, qui était très intéressante. C'était quand même assez fascinant de se retrouver sur un volcan encore actif, au milieu de ce paysage lunaire.

 Nea Kamini Island & Santorini Volcano

Thirassia

 From the sea


Le dernier jour à Santorini, en revanche, a été vraiment génial. On a récupéré notre voiture de location, direction les ruines de l'ancienne Thera, une ville située sur l'un des points culminants de l'île. La route d'accès est assez rigolote, à éviter complètement si on souffre de vertige ! Ça monte... beaucoup ! Et c'est vraiment lacet sur lacet, avec parfois à peine la place suffisante pour croiser un autre véhicule ! Mais forcément, la vue du sommet est incroyable. Et là, pour le coup, on s'est retrouvé quasiment tous seuls. Il faut croire que les sites archéologiques ne fascinent pas tout le monde. Pourtant, c'est vraiment une visite incroyable et un voyage dans le passé qui ne laisse pas indifférent.

 One of the highest points in Santorini, the Ancient Thera

The Ancient Thera
 

Après la visite de Thera, redescente vers Kamari et sa plage "noire", en raison de la couleur incroyablement foncée du sable. Dernier arrêt à la plage "rouge", flanquée de ses impressionnants rochers volcaniques. On y a passé un bon moment, à savourer une certaine tranquillité. Vu que l'après-midi touchait à sa fin, la majorité des gens ont commencé à remballer leurs serviettes de plage. Pourtant, la lumière déclinante était spectaculaire et faisait encore plus ressortir la teinte rouge des roches. On s'est remis en route vers Fira, avec un arrêt dans un petit bar extrêmement bien placé, duquel on a admiré, tranquillement cette fois, le soleil se noyer dans la mer (ou dans son sang qui se fige, c'est comme on préfère !).

Red Beach

lundi 1 février 2016

Around Milos

J'ai déjà fait le résumé de notre séjour sur Milos, première étape de notre périple dans les îles l'été dernier. Voici maintenant le résumé en photos de notre journée autour de Milos !

C'est la première excursion payante qu'on a décidé de faire pendant ce séjour. Comme je le disais précédemment, ce ne sont pas les offres qui manquent et elles se valent à peu près toutes. Il y a plein de bateaux qui proposent des tours de l'île au départ d'Adamas. On s'est finalement décidé pour un petit voilier un peu au feeling, en se disant que ça serait sûrement plus sympa que les gros bateaux à moteur qui embarquent plein de touristes. Au final, on était peut-être une dizaine sur le bateau. A part nous et un couple plus âgé, tous les autres étaient des Grecs venus passer leurs vacances dans les îles, ce que j'ai trouvé plutôt sympa sur le coup. L'ambiance internationale, je l'ai déjà à Barcelone alors quand je pars en vacances, j'aime autant pouvoir discuter avec la population locale ! Mais finalement, la majorité d'entre eux étaient visiblement plus enclins à faire bronzette sur le bateau qu'à discuter ou faire connaissance.

Tant pis, ça ne nous a absolument pas empêchés de passer une journée fabuleuse ! Parti vers 9h du matin du port d'Adamas, on est rentré vers 19h. Le tour incluait plusieurs arrêts dans des paysages magnifiques, avec suffisamment de temps pour piquer une tête et faire du snorkeling. D'ailleurs, à ce propos, les fonds marins étaient tellement beaux, tellement magiques que ça m'a complètement fait passer ma légère frousse de mettre la tête sous l'eau ! 

Evidemment, outre le côté très sympa d'être sur un bateau, j'ai énormément apprécié de pouvoir avoir cette vue d'ensemble de l'île et admirer ces paysages bien plus variés que ce à quoi je m'attendais. Certes, j'en avais déjà eu un aperçu en constatant la riche diversité des plages. Mais depuis la mer, la perspective est différente !




Klima


Arkoudes lava rocks



Après une traversée relativement houleuse, premier arrêt dans une crique bien cachée des regards, inaccessible autrement que par bateau, et qui apparemment était un repaire de pirates ! Première baignade de la journée également, dans une eau turquoise transparente.



Deuxième plongeon dans une crique flanquée de falaises. La couleur un peu rougeâtre de la roche crée un contraste magnifique avec le dégradé de bleu de la mer.




Vue depuis le bateau qui m'a totalement fascinée : les mines abandonnées de Paliorema. Ceux qui me connaissent un peu savent que j'ai une grande fascination pour les endroits abandonnés, que ce soit des paysages naturels ou construits. :-)
 
Paliorema former mines

Des teintes ocres, rouges, blanches... Et toujours ce bleu qui ondule et évolue en différentes teintes, différents reflets...




La "Vénus" parmi les roches

Et le point culminant de la journée : Kleftiko. Alors, là, par contre, c'est le point culminant de toutes les excursions autour de Milos donc il ne faut pas s'attendre à être seuls ! Et pour cause : Kleftiko est de toute façon inaccessible autrement que par bateau ! Mais sincèrement, ça vaut tout de même le coup, tant le site est impressionnant. Des roches blanches semblent surgir à pic de la mer crystalline pour former un enchevêtrement de falaises, de grottes naturelles, de passages,... C'est suffisamment somptueux pour faire l'objet d'une excursion en soi, honnêtement.
Kleftiko is an impressive spot of rock formations that can be reached only by sea. In fact, many excursion boats make the tour of the island and pass by Kleftiko. At first sight, the place will look familiar as it is pictures in most travel guides about the island. Impressive rocks spring up from the sea, forming natural caves and rare geological phenomena. Kleftiko is also known as The Sea Meteora. The legend says that one of the caves in Kleftiko was a pirate hideaway and that they had hidden in there their treasury, but it was never found. The water in Kleftiko is crystal and many people jump from the tour boats to swim. Close to Kleftiko, there is another impressive place of such geological formation, Gerontas. Source: www.greeka.com
Kleftiko is an impressive spot of rock formations that can be reached only by sea. In fact, many excursion boats make the tour of the island and pass by Kleftiko. At first sight, the place will look familiar as it is pictures in most travel guides about the island. Impressive rocks spring up from the sea, forming natural caves and rare geological phenomena. Kleftiko is also known as The Sea Meteora. The legend says that one of the caves in Kleftiko was a pirate hideaway and that they had hidden in there their treasury, but it was never found. The water in Kleftiko is crystal and many people jump from the tour boats to swim. Close to Kleftiko, there is another impressive place of such geological formation, Source: www.greeka.com




Kleftiko

Après Kleftiko, retour tranquille au port d'Adamas, en profitant une dernière fois de ces paysages volcaniques aux couleurs si intenses.




Milos, deuxième arrêt et première île de notre voyage en Grèce... Que dire en conclusion, avant de passer à l'île suivante ?... Pas d'hésitation à avoir ! Même si l'intérieur de l'île n'est pas forcément fascinant, tout le littoral de Milos est d'une rare beauté sauvage à laquelle il est bien difficile de résister...