samedi 20 février 2016

Up & Down Santorini

Après la magnifique et relativement sauvage île de Milos, deuxième arrêt dans l'incontournable Santorini. Après le léger moment de flottement qu'on avait eu avec la question de l'hébergement à Milos, on s'est finalement résolu à moins improviser sur Santorini. Bon, "moins improviser", c'est relatif : c'est juste qu'on a réservé un hôtel quelques heures avant de prendre le ferry, grâce à Alexandra, notre hôtesse de Milos ! Cette fois, on est tombé sur un couple assez âgé absolument adorable. Le ferry ayant eu deux heures de retard, on a réveillé le pauvre petit monsieur en plein milieu de la nuit ! Mais de nouveau, on a complètement halluciné sur la gentillesse et la confiance dont les gens faisaient preuve. On ne savait pas exactement combien de temps on voulait rester. Comme à Milos, la réponse a été : "Bah, c'est pas grave, vous nous direz quand vous saurez !" Euh, bah, OK, super ! Bref, la découverte de Santorini se présentait bien !

Bon, c'est vrai que Santorini, je l'ai dit dès le début, faisait plus office d'arrêt "incontournable". En général, quand on parle des îles grecques, c'est un des deux noms que les gens évoquent le plus spontanément. Donc oui, absolument magnifique, des paysages superbes, des sites historiques et culturels super intéressants... mais un peu trop touristique, par moments... Résumé !

Après l'arrivée un peu chaotique en plein milieu de la nuit, organisation du séjour dès le lendemain ! On trouve très facilement une voiture à louer pour plus tard, on réserve une petite excursion en bateau, on achète les tickets pour le dernier voyage en ferry... Parfait, super facile, tout a été réglé en deux temps trois mouvements, on se lance donc dans l'exploration de la capitale de l'île, Fira. Nichée sur des falaises, la ville offre une vue imprenable sur la fameuse "caldera" de Santorini. C'est le point principal de l'île, donc il y a forcément beaucoup de touristes, de boutiques de souvenirs, de restos,... Ça parle davantage français, anglais et espagnol que grec. Mais comme dans les points touristiques de Milos, il suffit de s'éloigner un peu, d'arpenter quelques rues un peu moins "glamour", et on retrouve un peu de tranquillité. 


Fira


Le soir même, direction la superbe petite ville d'Oia, réputée pour offrir les plus beaux couchers de soleil de l'île. On arrive en fin d'après-midi. C'est l'image exacte que tout le monde a de Santorini : les maisons blanches, les portes bleues, le soleil éclatant... C'est "connu" dans l'imaginaire collectif mais ça n'en reste pas moins magnifique. Et encore plus impressionnant que Fira: les falaises sont vertigineuses, la ville est tout en étages, la partie faisant face à la mer est une espèce de dédale de passages qui montent, descendent, tournent, remontent, redescendent,... Il y a des escaliers partout, on ne sait d'ailleurs jamais vraiment si on ne va pas finir sur la terrasse d'une propriété privée !

 Oia


Le lendemain, petite excursion en bateau pour aller voir de plus près les îles volcaniques de la "caldera", en particulier Nea Kamini, son volcan encore actif et ses sources d'eau chaude ; et la jolie petite île de Thirassia. Alors, excursion en bateau, oui... mais rien à voir avec l'excursion géniale qu'on a faite sur Milos ! Là, il s'agissait de gros bateaux, où les touristes étaient parqués à la chaîne et regroupés par langue. Non, non, je ne plaisante pas ! On a donc eu l'immense bonheur de se coltiner le bateau franco-espagnol... Cela dit, c'était assez drôle, surtout parce qu'on avait chacun vaguement honte du comportement de nos concitoyens respectifs. Ah, ce magnifique concept de "vergüenza ajena" en espagnol (dont je lutte encore pour lui trouver une traduction acceptable en français !) et qui résume parfaitement nos sentiments à ce moment-là ! Je regardais avec consternation les groupes de Français mal élevés, qui n'écoutaient rien de ce que disait la guide, qui faisaient systématiquement ce qu'elle nous demandait de ne pas faire... Mon compagnon de voyage, lui, fronçait les sourcils en se plaignant du bruit que faisaient les groupes d'Espagnols ! Quel soulagement quand ils ont quasiment tous débarqué à Oia pour aller voir le coucher de soleil et qu'on s'est retrouvé à une dizaine sur ce bateau vide et soudainement si tranquille ! Bon, voilà, c'était  un peu pénible mais pas plus grave que ça et ça ne nous a pas empêchés de profiter de la visite, qui était très intéressante. C'était quand même assez fascinant de se retrouver sur un volcan encore actif, au milieu de ce paysage lunaire.

 Nea Kamini Island & Santorini Volcano

Thirassia

 From the sea


Le dernier jour à Santorini, en revanche, a été vraiment génial. On a récupéré notre voiture de location, direction les ruines de l'ancienne Thera, une ville située sur l'un des points culminants de l'île. La route d'accès est assez rigolote, à éviter complètement si on souffre de vertige ! Ça monte... beaucoup ! Et c'est vraiment lacet sur lacet, avec parfois à peine la place suffisante pour croiser un autre véhicule ! Mais forcément, la vue du sommet est incroyable. Et là, pour le coup, on s'est retrouvé quasiment tous seuls. Il faut croire que les sites archéologiques ne fascinent pas tout le monde. Pourtant, c'est vraiment une visite incroyable et un voyage dans le passé qui ne laisse pas indifférent.

 One of the highest points in Santorini, the Ancient Thera

The Ancient Thera
 

Après la visite de Thera, redescente vers Kamari et sa plage "noire", en raison de la couleur incroyablement foncée du sable. Dernier arrêt à la plage "rouge", flanquée de ses impressionnants rochers volcaniques. On y a passé un bon moment, à savourer une certaine tranquillité. Vu que l'après-midi touchait à sa fin, la majorité des gens ont commencé à remballer leurs serviettes de plage. Pourtant, la lumière déclinante était spectaculaire et faisait encore plus ressortir la teinte rouge des roches. On s'est remis en route vers Fira, avec un arrêt dans un petit bar extrêmement bien placé, duquel on a admiré, tranquillement cette fois, le soleil se noyer dans la mer (ou dans son sang qui se fige, c'est comme on préfère !).

Red Beach

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