lundi 13 juin 2016

Rock en Seine 2015

La saison des festivals a repris. Il est donc plus que temps que je publie les photos de Rock en Seine 2015 ! En commençant, comme d'habitude, par un résumé des trois jours passés au domaine de Saint-Cloud (je précise : ces photos ont été prises à l'arrache avec mon portable tout pourri).

Ce n'est pas un mystère : Rock en Seine est certainement un de mes festivals préférés. A échelle plus humaine que le Primavera Sound mais avec régulièrement des programmations qui n'ont rien à envier au festival barcelonais, c'est un festival qui est depuis un peu plus de 10 ans maintenant mon rendez-vous immanquable de la fin d'été. Pourtant, force m'est de l'admettre : l'édition 2015 m'a semblé relativement peu inspirée... et peu inspirante. Bon, ça arrive, c'est pas grave. Sans doute la dernière édition a-t-elle un peu pâti de la comparaison avec deux éditions en béton du Primavera Sound, où j'ai eu le plaisir de voir, en vrac, Patti Smith, Nine Inch Nails, Babes In Toyland, Tori Amos, ou encore Thurston Moore. Quand la prog de Rock en Seine a été dévoilée, le seul nom qui a réellement suscité mon enthousiasme a été celui de Mark Lanegan, que j'avais vu quelque temps auparavant à Barcelone. Bon, après, en y regardant de plus près, j'ai trouvé quelques trucs sympas aussi. FFS, par exemple. Mais je venais de les voir au Cruïlla ! Alors que le Primavera Sound a réussi à mobiliser son public en faisant venir les Strokes et Patti Smith, Rock en Seine 2015 nous a (de nouveau) collé Offspring en tête d'affiche. Bref, c'était pas l'édition la plus originale, ni la plus enthousiasmante que j'aie connue...
4e et dernier round de 2015
Malgré tout, j'étais dans un état d'esprit plutôt positif en arrivant le premier jour. Manque de bol, on a pris les choses tellement à la cool qu'on est arrivé trop tard pour voir John Butler Trio. Bien dommage, car c'était un des noms qui m'avaient remotivée ! Et je garde un excellent souvenir de leur concert au Cruïlla il y a deux ans. 

Qu'à cela ne tienne, on s'arrête pour voir Jeanne Added. Ça avait l'air très bien mais on est arrivé quasiment à la fin du concert ! Ceci dit, je fais une parenthèse et un bond dans le temps : je l'ai vue il y a quelque temps à Barcelone et l'impression positive s'est confirmée. Cette fille est géniale !

 

Restons à Rock en Seine pour l'instant : un peu frustrée d'avoir loupé John Butler et quasiment tout de Jeanne Added, je convains mes accompagnateurs de ne pas traîner et d'aller camper devant la scène Pression Live pour voir Wolf Alice. Pas mal du tout, ce petit groupe britannique. Ça manque un peu d'énergie sur scène peut-être, mais le son est assez sympa. 

On repart en sens inverse, direction l'autre bout du festival pour voir Rodrigo & Gabriela sur la Grande Scène. Bon, moi, je les aime bien, alors j'ai trouvé le concert plutôt chouette mais selon mes accompagnateurs qui les avaient vus en salle, c'était vachement plus sympa en "vrai" concert. Mais ils ont tout de même fait venir sur scène John Butler pour une chanson, ce qui a (un peu) compensé ma déception de l'avoir loupé.

Ensuite, on a tenté d'aller voir FFS, aka Franz Ferdinand et Sparks. C'était blindé. Ça m'a saoulée. Et comme je les avais vus un mois avant au Cruïlla, que j'avais adoré leur concert et que j'avais pu en profiter dans de bien meilleures conditions, j'ai pas insisté. 

Les fidèles de Rock en Seine
A l'unanimité quasi générale, tout le monde avait envie d'aller voir Offspring. Quasi générale parce que moi, j'aurais fait sans. Je les avais déjà vus à Rock en Seine il y a quelques années. Franchement, je m'étais passablement emmerdée pendant le concert. C'était pas horrible, hein. Mais c'est pas vraiment mon truc. Du coup, je n'avais pas forcément une envie folle de retourner les voir mais comme il n'y avait rien d'autre qui me passionnait à ce moment-là, j'ai accompagné. Bon, bah, même verdict que la dernière fois. J'ai eu l'impression d'entendre la même chanson pendant une heure. En gros, une heure d'hymnes punks-à skates-californiens censés nous replonger dans l'euphorie (ou la nostalgie) de notre adolescence passée. Ou pas.

En revanche, la bonne surprise de la soirée pour moi, ça a été Kasabian, dont je n'attendais strictement rien. Je crois que j'avais seulement dû écouter leur premier album il y a de ça, euh... bah, un peu plus de dix ans, je pense (autre dose de nostalgie ?!). Je l'avais trouvé pas mal, en plus, l'album. Un bon petit son pop-rock bien British. Mais je sais pas, c'est le genre de groupes que je n'ai jamais pensé à suivre, en fait ! En tout cas, j'ai trouvé leur concert pas mal du tout. Ils ont une bonne énergie sur scène et pour le coup, les chansons sont bien plus variées que ce à quoi je m'attendais.


Deuxième journée à Rock en Seine. La plus fade, à mon sens. Il n'y avait vraiment, mais alors vraiment pas grand-chose qui me motivait franchement. On a commencé par Marina & The Diamonds. Bon, c'était pas transcendant. Alors, certes, ladite Marina est une bombasse. Ça aide à captiver l'attention d'un public, j'imagine. La tenue qu'elle avait choisie aussi, vraisemblablement. Moi, j'ai trouvé ça rigolo mais je dois avouer avoir été vaguement choquée d'entendre autour de moi des commentaires assez désobligeants sur la tenue de la dame, commentaires que je ne retranscrirai pas ici mais que vous imaginerez sans mal même si en général, je dis bien en général, ce que j'ai entendu n'est pas utilisé pour qualifier un homme, et encore moins sa façon de s'habiller. Bref... Revenons-en à la musique. Bon, bah, bof, en fait. C'est pour ça que j'ai fait une digression, c'est parce qu'il n'y a pas grand-chose à dire sur la musique ! Elle a une jolie voix, Marina. Je pense d'ailleurs qu'elle pourrait en faire quelque chose de beaucoup plus intéressant. Mais peut-être que je commence simplement à être un peu fatiguée de tous ces artistes qui brandissent l'étiquette "pop / synthpop" et qui finissent par devenir vaguement interchangeables. 
Scène colorée pour le set de Marina & The Diamonds
Direction la Grande Scène pour revoir Stereophonics. Déjà vus à Rock en Seine il y a pas mal de temps. Rien de franchement révolutionnaire non plus. Et une autre bonne dose de nostalgie parce que l'air de rien, entendre Kelly Jones entoner le fameux "Not up to you", ça fait réaliser que, ah bah tiens, on était ados à ce moment-là, en fait ! Bon, Rock en Seine... Ça suffit, maintenant ! Si vous voulez donner dans la nostalgie et le old school, faites carrément comme le Primavera Sound et faites-nous venir Patti Smith qui, pour le coup, tient encore la scène, probablement mieux que beaucoup d'artistes dits actuels, et qui nous a tous mis à genoux et en pleurs à Barcelone ! Alors, Stereophonics... Pas déplaisant, ce concert. Pas transcendant non plus. 

C'est un peu sans énergie qu'on s'est finalement dirigé pour jeter une oreille à Bianca Casady (une des moitiés de CocoRosie) & The CIA. Ça avait l'air assez barré mais je suis moyennement entrée dedans. Pas de chance : je venais de voir CocoRosie au Cruïlla le mois d'avant, et j'avais été enthousiasmée par un concert déjanté et génial ! 

Une oreille à Interpol et Gramatik, histoire de passer le temps. Et finalement, en parfaite continuité de cette journée un peu mollassonne et fade, la soirée s'est close sur les Libertines. Je sais même pas quoi dire, à ce stade. Les Libertines, c'est un peu comme Arctic Monkeys ou les Strokes : j'ai jamais totalement compris l'enthousiasme qu'ils suscitent. D'ailleurs, au Primavera Sound, j'ai allègrement zappé les Strokes pour aller voir Babes In Toyland, vachement plus marrant ! Les Libertines, j'ai pas détesté leur premier album. Mais bon... Je sais pas, peut-être que sur scène, les mecs blancs comme des bidets, qui gratouillent leur guitare et surjouent l'attitude rock-stars-à-groupies, ça commence aussi à devenir vaguement interchangeable...



Heureusement, le dimanche m'a permis de clore ce Rock en Seine 2015 sur une note plus enthousiasmante. On est arrivé vers la fin du concert de Kadavar. Le peu que j'ai entendu m'a profondément réjouie, je dois dire ! Ça me fait penser qu'il faut que j'achète mon billet pour leur concert à Barcelone, d'ailleurs. S'en est suivi My Morning Jacket qui, malgré un p'tit problème technique, a bien assuré le show. Je ne sais plus exactement ce qui s'est passé, mais je me souviens que le chanteur s'est retrouvé à chanter sans micro, en s'accompagnant d'une guitare sans ampli ! Mais il ne s'est pas démonté pour autant, et il a plutôt reçu un bon soutien de la part du public, d'ailleurs.


Puis ça a été le tour de Ty Segall et ses acolytes de Fuzz. Un autre concert assez réjouissant, je dois dire ! Un vrai bon son rock, beaucoup d'énergie assez déjantée sur scène. Ce garçon est complètement hyperactif mais jusqu'à présent, ses divers projets et groupes ne m'ont jamais déçue !

Retour sur la scène de l'Industrie pour voir Seinabo Sey, dans un tout autre registre. Le mélange soul / pop n'était pas forcément acquis d'avance pour moi et pourtant, j'avoue avoir beaucoup apprécié ce concert, notamment la voix puissante et chaude de la dame. Et en parlant de voix... impossible de me faire décrocher de la seine de l'Industrie, vu que Mark Lanegan passait juste après ! Alors, je ne suis pas forcément objective, puisque Mark Lanegan est un artiste que je suis depuis assez longtemps et que j'ai déjà vu pas mal de fois en concert, à Paris comme à Barcelone. Certes, il ne passe pas grand-chose sur scène. Je crois que ça en agace certains, d'ailleurs. Perso, ça ne me dérange pas car la stature, la voix et l'interprétation du chanteur sont, à mon sens, bien suffisantes. C'est en général assez intense, de voir cet espèce de géant inamovible qui paraît parfois au bord de perdre l'équilibre, accroché à son micro, et surtout d'écouter cette voix écorchée, aride, abîmée et pourtant tellement profonde et sensuelle.


Et là, je dois reconnaître que c'était un peu la fin de mon Rock en Seine 2015. On est allé jeter une oreille aux Chemical Brothers, que j'avais vus il y a fort, fort longtemps, lors d'un Rock en Seine lointain. Bon... C'était pas mal parti pourtant, mais c'est vite devenu lassant. Sur le chemin de la sortie, on s'est arrêté pour écouter vite fait Run The Jewels, que j'avais déjà entendus en passant lors du Primavera Sound. Pas mal, dans le genre.


Comme ça, l'air de rien, l'édition 2015 a pris fin. Une édition un peu en demi-teinte en ce qui me concerne, mais avec malgré tout de jolis moments. On verra ce que 2016 nous réserve. J'ai déjà vu Iggy Pop, Massive Attack et Sharon Jones mais je suis on ne peut plus motivée pour les revoir ! Par contre, je suis assez curieuse de voir ce que L7, Peaches et Blues Pills donnent en concert... La suite au mois d'août !



2 commentaires:

Emilie Ceraudo a dit…

:-) ! Finalement, je ne suis pas la seule a avoir une saison de retard (Bon, un peu/beaucoup plus en fait)... Mais il n'a que 13 ans Rock en Seine ! 1ere edition en 2003, une journee bien riche d'ailleurs (PJ Harvey, K's Choice, Massive attack...)...

Carolita a dit…

Haha, ah ouais, c'est donc confirmé : les chiffres, c'est vraiment pas mon truc ! ;-)