samedi 10 janvier 2015

Guangzhou by day

Comme je l'écrivais précédemment, je n'ai pas eu des masses de temps pour explorer Guangzhou -tout juste deux jours. Peut-être en raison de cette courte durée, l'expérience reste assez difficile à décrire. J'ai eu l'impression d'être perdue en permanence, un peu à la "Lost in Translation". Tout est tellement différent. Jusqu'aux odeurs dans la rue, qui sont omniprésentes mais étrangères, indéfinissables. Pourtant, Guangzhou est une très grande ville, plutôt bien organisée, avec un métro assez facile à utiliser. Mais ça reste extrêmement difficile de s'y retrouver et de trouver les choses. Il n'y a pas de notion de "centre-ville" à proprement parler. Et les distances n'ont rien à voir avec celles qu'on connaît. Dans une ville européenne, c'est relativement facile d'expliquer à des touristes où ils peuvent aller s'ils veulent acheter des souvenirs, par exemple. Là-bas, non ! Et ça grouille de monde, tout le temps, partout, en permanence. Un peu l'impression d'être sur les Ramblas en continu... sauf qu'il n'y a quasiment aucun touriste ! On n'a croisé aucun autre touriste pendant ces deux jours et on se faisait dévisager tout le temps -et pas toujours de façon très aimable. Il y a d'ailleurs très peu de gens qui parlent anglais, en réalité. Quand on demandait des renseignements dans la rue, on se galérait avant de tomber sur quelqu'un qui pouvait nous aider. Parfois, on se faisait carrément envoyer promener ! Mais à l'inverse, les gens qui essayaient de nous aider étaient d'une gentillesse et d'une amabilité qu'on trouve rarement en Europe, voire jamais.

Je suppose que ce qui m'a le plus marquée, c'est justement cette impression de contrastes poussés à l'extrême. Les quartiers ultra modernes, avec gratte-ciel flambant neufs avoisinent des rues beaucoup plus laissées à l'abandon, avec immeubles décrépis, vendeurs à la sauvette, stands de nourriture de fortune, montés à moitié sur le trottoir, à moitié à l'intérieur d'une maison.

Je ne regrette pas du tout d'avoir pris ces deux jours pour découvrir la ville. C'était chaotique, fatigant mais très intéressant. Et je comprends mieux maintenant pourquoi les touristes asiatiques en Europe ont toujours l'air un peu paumés ! Il n'y a vraiment aucune référence commune, ni culturelle, ni historique, ni linguistique,... Il ne manquait plus que Bill Murray pour parfaire le tableau !

1 commentaire:

Didier Morillon a dit…

- J'aime bien les pagodes :-) faut dire que je suis assez sensible à l'architecture orientale.
- les petits pains que tu as photographiés avaient l'air bon :-)
- Les marchés ont l'air très coloré, beaucoup de couleurs vives.